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Migration Sud-Sud
L’ouragan Agatha a touché le Salvador PDF Imprimer Email
Écrit par Administrateur   
Mardi, 15 Juin 2010 14:14

Tempête Agatha – l’OSEO agit

L’ouragan Agatha a touché le Salvador, où l’OSEO est active en matière de coopération au développement. Neuf personnes sont pour l’instant décédées et plus de 8'500 personnes ont dû être évacuées.

L’OSEO a agi rapidement, en collaboration avec ses organisations partenaires. Des logements d’urgence ont été construits pour plus de 130 familles, et de la nourriture distribuée. Les familles au bénéfice de cette aide avaient déjà tout perdu l’année dernière, suite à l’ouragan Ida.

En coordination avec la Direction du développement et de la coopération (DDC), l’OSEO consacre 50'000 dollars US pour fournir rapidement de la nourriture et bâtir des logements d’urgence.

L’OSEO envisage d’autres mesures d’aide humanitaire et de prévention. La saison des ouragans venant à peine de commencer, on peut s’attendre à ce que d’autres tempêtes frappent le pays.

Vous pouvez faire un don ici.

 
La migration Sud- Sud PDF Imprimer Email
Écrit par Aldemar Jutinico, Volontaire outremer, Psychologue, Master FSP   
Lundi, 06 Octobre 2008 11:43

Dans le contexte Sud-Sud les salaires et les remises jouent aussi un important rôle. Les avantages salariaux des travailleurs migrants dans les pays du Nord sont généralement plus grands que dans les pays du Sud, bien que les différences ne soient pas toujours importantes. Toutefois, il est clair  que l'envoi de remises dans le cadre migratoire Sud-Sud tend à être moins bénéfique pour les familles des travailleurs migrants.

La migration nicaraguayenne au Costa Rica


Le flux migratoire du Nicaragua vers le Costa Rica est un cas de migration Sud-Sud  lié aux catastrophes naturelles, aux conflits politiques et aux crises économiques. Une économie fragile et la fin de la guerre au Nicaragua ont été les principaux facteurs à l'origine des derniers flux migratoires. Ces facteurs ont poussé les Nicaraguayens, les plus pauvres, notamment des paysans, à émigrer au Costa Rica dans l'espoir de trouver un emploi.

On estime à 450000 le nombre de migrants installés au Costa Rica (10% de la population), parmi eux les migrants nicaraguayens sont  les  plus nombreux. Selon l’Institut National de statistique du Costa Rica (2008), les immigrés nicaraguayens sont 341000 personnes qui représentent 6% de la population costaricaine : 226000 avec un permis de séjour  et 115000 en situation irrégulière.

Ces travailleurs et travailleuses avec permis de séjour ou en situation irrégulière travaillent dans les secteurs de l’agriculture, l’hôtellerie, la restauration, la construction, les entreprises de vigilance privée, les services domestiques et les maquilas.

Les travailleurs sans permis de séjour ne sont pas  inscris auprès du système de sécurité sociale. Pour les employeurs, cela représente une importante économie, mais pour les employés cela signifie qu'ils ne sont pas protégés en cas d'accident sur leur lieu de travail. Ainsi, lorsque les migrants irréguliers sont engagés dans le secteur du bâtiment, ils n'ont pas de contrat écrit, perçoivent un salaire inférieur au salaire minimum et ne sont pas couverts par la sécurité sociale.

Les conditions de travail sur les chantiers situés à proximité de la frontière du Pacific Nord sont bien pires: les hébergements proposés par les employeurs ne répondent pas aux standards les plus élémentaires, les journées de travail sont longues et les repas n'apportent en tout cas pas les protéines nécessaires pour un travail aussi exténuant.

Ces dernières années, grâce au tourisme, le Costa Rica a connu un boom dans divers secteurs de son économie, en particulier dans le secteur du bâtiment. En 2007, plus de quatre millions de mètres carrés ont été construits. Plus de 60% de travailleurs de ce secteur est d'origine nicaraguayen. On estime qu’entre 2009 et 2010, il faudra 77000 travailleurs pour le seul secteur du bâtiment

On peut aussi souligner la féminisation de la migration nicaraguayenne : 51% des migrants sont des femmes. Au Costa Rica, la migration féminine nicaraguayenne est assurée, entre autres raisons, par la proximité géographique et culturelle, les réseaux familiaux et la langue commune. Les  femmes nicaraguayennes au Costa Rica sont un groupe important et leur travail se fait principalement comme domestiques, ainsi que d’autres activités à domicile, ménage, jardinage et soins des personnes âgés. Elles travaillent aussi dans le commerce informel,  le secteur agricole et les maquilas. Dans la plupart des cas, il s'agit d'emplois très précaires avec des salaires au-dessous du minimum et sans sécurité sociale.

Une étude menée par le Bureau International du Travail (2006)  avec des familles migrantes  nicaraguayennes montre que 90% des femmes migrantes envoient de l’argent au Nicaragua  (42 millions de dollars annuellement), tandis que seulement  60%  des hommes envoient de l’argent. Les femmes utilisent la migration  comme une stratégie de survie du groupe familial et l’argent qu’elles envoient au Nicaragua est utilisé exclusivement à couvrir les besoins de base et de la consommation.

Aldemar Jutinico
Master en Psychologie - FSP
Volontaire GVOM  au Costa Rica

(L'album photo sera publié prochainement... revenez le voir !!!)

Paysans nicaraguayens demandant des document d'identité, pour...partir.

 

 

Mis à jour ( Lundi, 06 Octobre 2008 14:24 )